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  • On ne va pas s’en plaindre

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    France 3 Languedoc-Roussillon déplore, dans son édition du 22, la mort de « quatre jeunes Lunellois tués en Syrie [] lors de combats extrêmement violents contre larmée syrienne » et précise que « les quatre jeunes tués n'étaient malheureusement pas les seuls à risquer leur vie ». On comprend donc que les méchants soldats de M. Assad ont tué de gentils petits « Français » (quatre parmi dautres toujours exposés). 

    Si lon en croit les estimations chiffrées de la Direction générale de la Sécurité intérieure, un millier de « Français ou d’étrangers résidant habituellement en France » seraient partis « faire le jihad » au Proche-Orient. Un tiers dentre eux auraient déjà participé à des combats et une bonne quarantaine auraient rejoint le paradis dAllah. Les cent vingt rentrés en douce France ont presque tous été interpellés, quelques dizaines ont été mis en examen, voire incarcérés. Cependant, rien ne garantit que ce taux defficacité va se maintenir pour les huit cent quarante toujours vivants et toujours susceptibles de revenir « au pays ». 

    Les tout récents exemples canadiens et américains (Montréal, Ottawa, New York) pourraient laisser supposer que le danger viendrait dindividus isolés (un « Montréalais dorigine algérienne », un canadien prétendument « pure laine »mais en fait de père libyen, un New-Yorkais affichant sur Facebook ses préférences islamistes). Pour enfumer lopinion, on a mis à la mode lexpression « loup solitaire », manifestant ainsi une double incompréhension : incompréhension du musulman qui se revendique dabord comme tel, cest-à-dire comme membre de la communauté des croyants (« Umma »), ce qui lui permet de se différencier des « mécréants » ; incompréhension du monde moderne où la vraie solitude reste exceptionnelle, la plupart des jeunes gens, musulmans inclus, étant plus ou moines tributaires de leur smartphone ou de leur ordinateur. 

    Certains journalistes sont allés plus loin : ces jeunes jihadistes seraient des paumés, voire des désaxés qui relèveraient de la psychiatrie. Derrière ce mépris compassionnel ouvertement affiché se cache un déni de la réalité : les jeunes apprentis de lislamo-terrorisme, musulmans natifs ou convertis, ne seraient pas des combattants à abattre mais des malades à soigner. Pourquoi leur nier ce qui fait leur spécificité dans notre société matérialiste et mondialisée, à savoir une foi totale et « jusquauboutiste » ? Pourquoi refuser dadmettre quils sont nos ennemis ? Lâcheté inutile en loccurrence car eux, en toute conséquence, pratiquent lassassinat et la destruction de tout ce qui peut symboliser la mécréance.  

    A lopposé, et même si elle sous-estime par trop les clivages dordre idéologique, voire politique, lapproche culturelle et religieuse du « choc des civilisations » de M. Huntington a le mérite de souligner que lIslam nest pas soluble dans ce que lon se plaisait naguère à désigner sous le nom dOccident chrétien. L’évidence ne plaît pas à tout le monde, doù la folle fuite en avant du multiculturalisme, fourrier de lislamisation des sociétés européennes. Le véritable danger est là : il nest pas dans une guerre classique frontale mais dans ces milliers de « jeunes »- et leurs émules - issus de limmigration et fatalement susceptibles, un jour ou lautre, de devenir des loups solitaires ou en meute. 

    Aussi, à lannonce que quatre dentre eux, habitants de Lunel, trois dorigine tunisienne et un converti, ne reviendront jamais de Syrie, on na que de bonnes raisons de ne pas se plaindre. u

     

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  • Enquête aux pays du Levant

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    A voir les images télévisées de Kobané, ville kurde de Syrie, drapeau noir de l’armée islamique sur certains bâtiments et chars turcs massés de l’autre côté de la frontière, on se félicite que la France ne soit pas allée trop loin dans son engagement : on peut juger symboliques, voire dérisoires, les quelques frappes de nos Rafale, limitées au seul territoire irakien, mais c’est très bien ainsi car, si pour des raisons intérieures et extérieures évidentes et déjà évoquées dans ces colonnes, la France ne pouvait se récuser, elle n’a manifestement pas les moyens ni même sans doute aucun intérêt à aller au-delà.

    Il nous sera peut-être possible, avec, c’est un fait, le soutien logistique non négligeable (indispensable ?) des Etats-Unis, de « sécuriser » au mieux les territoires de certains des pays issus des ex-A.O.F. et A.E.F. (Afrique-Occidentale et Afrique-Equatoriale françaises). En revanche, on peut raisonnablement penser qu’une victoire sur « l’Etat islamique »n’est pas pour demain et que la « coalition »s’est engagée dans un processus qui risque de durer (très) longtemps et de coûter très cher.  

    M. De Villepin souligne fort justement que l’islamisme, « considéré ici comme une barbarie, est brandi là-bas comme un étendard ». M. Frachon, directeur éditorial du Monde, va jusqu’à affirmer qu’on peut contenir ou affaiblir « l’Etat islamique »mais qu’on ne peut le vaincre. Admettons-le en effet : on pourra tuer des (dizaines de) milliers d’islamistes, d’autres sont déjà nés qui les remplaceront - avec l’aide, même inavouée, de certains Etats sunnites. Qui pis est, ces islamistes sont déjà partout dans ce Proche-Orient décomposé, même au Liban, dans la montagne à la lisière de la Syrie.  

    De toute façon, une solution de long terme ne peut être que politique. On en est très loin, pour la seule et bonne raison que les Américains, et dans une moindre mesure les Européens, ont fait tout ce qu’il ne fallait pas faire depuis vingt-cinq ans : deux guerres qui ont eu raison de l’Irak de Saddam Hussein et, aujourd’hui, une politique activement hostile àla Syrie de M. Assad. Or, c’est bien en Irak et en Syrie que prospère « l’Etat islamique ». La nécessaire restauration de l’Etat syrien et de l’Etat irakien  sera(it) une oeuvre de longue haleine : cette restauration, pour souhaitable qu’elle soit, n’est peut-être tout simplement pas/plus possible, vu l’absence évidente, chez les « Occidentaux », de toute vision stratégique et tout simplement vu l’état de décomposition extrême dans lequel se trouve le Levant post-colonial. 

    L’Iran, réintégré de facto dans le jeu international, et la Turquie, spectatrice intéressée de la bataille pour Kobamé, pourraient bien être les gagnants à terme, en saisissant au moment voulu les opportunités qui ne manqueront pas de se présenter - celui-là en Irak, celle-ci dans le « Kurdistan ». 

    L’Iran et la Turquie, les deux Etats « forts » et d’ailleurs non arabes.  u 

     

     

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  • Le milliard des immigrés

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    Tout augmente, même lAide Médicale dEtat (A.M.E.) : plus précisément, de soixante-treize millions deuros en 2015, soit près de 10% daugmentation, pour sapprocher désormais des sept cent cinquante millions deuros. Et ce nest pas fini : lobjectif plus ou moins avoué fixé par les « associations »est le milliard deuros. Un milliard deuros pour soigner gratuitement tous les immigrés clandestins à qui il suffit de se présenter à lhôpital. 

    Certes, ce milliard peut paraître dérisoire en comparaison des deux mille milliards deuros atteints par la dette publique. Ce qui effraie le plus, cest, semble-t-il, moins lexistence même dune dette que son montant. Pourtant, M. Lenglet a pu se risquer à prédire, sur France 2, que, selon toute probabilité, cette dette ne serait jamais remboursée stricto sensu. Peut-être, comme tant dautres par le passé, disparaîtra-telle dans le maelstrom historico-financier. Ce qui ne dispense pas de revenir à une gestion plus saine et plus équilibrée des comptes publics.

     

    Les chiffres officiels annuels se passent de tout commentaire : les dépenses publiques culminent à57% du P.I.B. et le taux des prélèvements obligatoires à47%; le service de la dette à une quarantaine de milliards et le déficit du commerce extérieur à une soixantaine. L’état des lieux est calamiteux : trop de chômeurs (plutôt cinq que les trois millions « officiels »), trop dimmigrés (pour un coût moyen annuel estiméà55 milliards deuros), sans doute beaucoup trop de fonctionnaires (six millions), et de toute façon mal employés  

     

    Certaines causes sont parfois dénoncées (la fuite en avant socio-fiscale qui plombe les classes moyennes, la complexité administrative qui constitue un frein pour lesprit dentreprise, le syndicalisme dautant plus virulent quil est peu représentatif), parfois occultées (comme les choix « idéologiques »désastreux du grand patronat français, farouchement immigrationniste puis mondialiste et délocalisateur).

     

    Mais toute réforme systémique denvergure suppose dabord, on a tendance à loublier, un minimum de consensus, et, par voie de conséquence, dans le cas de la France, un Etat libéré des pesanteurs partisanes et idéologiques et inscrivant son action dans la durée longue. Seul un état « fort »pourra permettre la remise en question des vaches sacrées du libéralisme et de la social-démocratie conjugués.

     

    A quand un budget qui naccordera par principe pas un centime daide, et encore moins un milliard deuros, à des parasites, fussent-ils des clandestins ?   u 

     

     

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